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Un système universel pour une retraite plus simple et plus juste pour tous.

Système universel par points, fin des régimes spéciaux, pension de retraite minimale de 1000 euros nets par mois, nouveaux droits pour les soignants, maintien de l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans, prise en charge à 100% du congé maternité… Le Premier ministre a annoncé ce mercredi les principes de la réforme de notre système de retraite.

Notre société a évolué et notre système de retraite actuel, avec ses 42 régimes différents, est devenu inadapté, trop inégalitaire et illisible pour les Français. Le risque que les pensions de retraite ne soient plus garanties pour tous est réel. Nous devons le réformer.

Après presque deux années de concertation avec les Français à travers des réunions publiques et un site internet dédié, de négociations avec les partenaires sociaux et de discussions avec les organisations professionnelles représentatives au niveau national comme interprofessionnel, le Premier ministre a présenté mercredi la réforme à venir de notre système de retraite.

Ce futur système de retraite, nous l’avons souhaité plus simple, plus juste et plus fort afin de garantir un système universel pérenne qui sera le même pour chacun d’entre nous, sans exception.

Universel ne signifie pas pour autant que le futur système oubliera les spécificités de certaines professions. Certains métiers entraînent de la pénibilité, certaines personnes ont des carrières longues et certaines fonctions exercées comportent une part de dangerosité au quotidien. Il est normal que nous en tenions compte. Le Premier ministre l’a affirmé : les bénéfices des dérogations d’âge de départ à la retraite seront conservés.

Le compte pénibilité sera même étendu et ouvert à certains métiers de la fonction publique hospitalière notamment : les infirmiers de catégorie A qui travaillent de nuit pourront, grâce à cette réforme, bénéficier du compte pénibilité. De plus, les aides-soignants en fin de carrière pourront, s’ils en font la demande, travailler à temps partiel sans aucune perte de revenu. Ces deux exemples sont des avancés non négligeables.

Avec le futur système de retraite, ce sont de nouvelles avancées sociales que nous entendons mettre en place :

  • une pension minimale à 85% du SMIC net par mois sera garantie à ceux ayant travaillés et cotisés toute leur vie avec une revalorisation en 2022 pour atteindre 1 000 euros nets de retraite par mois garantie ;
  • le congé maternité sera compensé en intégralité pour les femmes et une majoration de 5% des points acquis s’appliquera dès le premier enfant ;
  • les fonctionnaires cotiseront sur leurs primes qui représentent en moyenne 22 % de leur rémunération et le niveau de retraite des enseignants sera sanctuarisé avec la revalorisation de leur rémunération ;
  • le dispositif de cumul emploi / retraite sera plus attractif et des dispositifs de départ anticipé seront mis en place pour certaines professions.

Désormais, 1 euro cotisé ouvrira les mêmes droits à tous. La valeur du point sera identique pour chacun avec une règle d’or inscrite dans la loi qui précisera que sa valeur ne pourra pas baisser et les droits à la retraite seront indexés sur l’évolution des salaires.

Quant à la valeur du point, elle sera fixée par les partenaires sociaux.

Si nous voulons que la réforme de notre système de retraite fonctionne et que les pensions soient garanties sans augmenter les cotisations, la seule solution est de travailler un peu plus longtemps : l’âge légal de départ à la retraite reste maintenu à 62 ans mais un âge d’équilibre se fera à 64 ans. C’est aujourd’hui le meilleur mécanisme pour garantir un système de retraite pérenne.

Néanmoins, le Premier ministre l’a dit : nous sommes prêts à continuer les négociations avec les partenaires sociaux et à examiner tous les mécanismes qu’ils nous proposeront, à condition qu’ils puissent garantir la pérennité des mécanismes proposés afin que chaque Français qui a travaillé et cotisé toute sa vie ait la garantie de sa retraite.

La réforme de notre système de retraite sera présentée fin janvier 2020 en Conseil des ministres pour un examen à l’Assemblée nationale fin février 2020. C’est une réforme indispensable pour que notre société puisse répondre aux défis à venir.