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Franck Riester : “Angoulême est la capitale de la bande dessinée et elle va le rester !”

La 49e édition du Festival International de la Bande dessinée a fait un carton.

Des rues noires de monde, des expositions exceptionnelles, mais aussi trois visites ministérielles dont celle de Franck Riester, Ministre de la Culture, qui a annoncé des mesures en faveur de la bande dessinée, issues du rapport Lungheretti.

Il y a un an, Françoise Nyssen confiait à Pierre Lungheretti, directeur de la Cité internationale de la Bande Dessinée, une mission de réflexion sur la politique nationale en faveur de la bande dessinée.

Cette 46e édition du FIBD a donc été l’occasion de remettre ce rapport intitulé “La bande dessinée, nouvelle Frontière artistique et culturelle, 54 propositions pour une politique nationale renouvelée” qui s’articule autour de sept axes majeurs :

  1. Renforcer la reconnaissance institutionnelle et symbolique du 9 ème art
  2. Améliorer la situation des auteurs dans un esprit de responsabilité collective
  3. Développer la diffusion, la visibilité de la bande dessinée en favorisant le pluralisme
  4. Initier une politique volontariste d’éducation artistique et culturelle
  5. Assurer un plus fort rayonnement de la bande dessinée française dans le monde
  6. Mettre en œuvre une politique nationale du patrimoine de la bande dessinée
  7. Instituer une nouvelle organisation ministérielle

 

Pendant plus de huit heures, le Ministre de la culture s’est imprégné du Festival à l’édition exceptionnelle

Après la présentation du rapport, le Ministre s’est rendu à la découverte de l’exposition Batman à l’Alpha. Le Chevalier noir, protecteur de Gotham City, créé par Bobe Kane et Bill Finger y fêtait ses 80 ans en invitant les festivaliers à découvrir le Manoir Wayne, la fameuse Batcave ou encore à se retrouver nez à nez avec le Joker enfermé dans sa cellule de l’asile d’Arkam.

Stand après stand, le Ministre a sillonné le Monde des bulles à la rencontre des grandes maisons d’éditions et de leurs auteurs. Après un crochet que je lui ai suggéré dans la librairie indépendante du centre-ville, nous avons gagné la bulle Nouveau monde où Franck Riester a pris le temps de s’immerger dans ce que l’univers de la bande dessinée offre de plus diversifié, de plus riche, de plus inattendu.

Le Ministre a enfin assisté à l’ensemble de la cérémonie de remise des Fauves dont le palmarès a consacré Emil Ferris pour “Moi, ce que j’aime, c’est les monstres” à qui a été remis le Fauve d’Or et qui a été marqué par la fraîcheur de nombreux artistes, notamment Emilie Gleason et son “Ted Tête de coco”.

 

Je tiens à remercier Franck Riester et l’ensemble de celles et ceux qui ont su faire la promotion de ce festival profondément ancré dans la vie de cette ville d’Angoulême, dont les noms de rues sont sous forme de bulles et dont les murs peints, les écoles, les commerces rappellent le lien étroit qu’elle entretient avec le monde de l’image et de la bande dessinée en particulier.

La bande-dessinée est ici chez elle et Angoulême continuera de faire rayonner le 9e Art à travers le monde ! Les propositions du rapport de Pierre Lungheretti et les annonces du Ministre de la Culture vont dans ce sens ; elles offrent aux acteurs locaux de prendre les manette de la promotion de la bande-dessinée, de son Festival.

La situation des auteurs a été une préoccupation du Ministre, notamment dans les échanges avec le Syndicat national des auteurs (SNAC-BD). Sans auteurs, pas de bande dessinée.

Cette édition remarquable nous encourage à toujours regarder plus loin et à regarder les nouveaux horizons. En décernant Le Grand Prix à Rumiki Takahashi, célèbre dessinatrice de manga (Ranma 1/2, Maison Ikkoku…), le Festival nous indique le chemin.

Bravo et merci à Franck Bondoux et l’équipe de 9e Art+, à Delphine Groux et l’AMBD ainsi qu’à tous ceux qui ont permis ce succès.

En matière de Bande dessinée, Angoulême est capitale !

Palmarès :

Fauve d’Or :
Moi ce que j’aime, c’est les Monstres, Emil Ferris

Prix spécial du jury :
Les Rigoles, de Brecht Evens (Actes Sud BD)

Fauve révélation :
Ted drôle de Coco, d’Émilie Gleason (Atrabile)

Fauve de la série :
Dansker, de Halfdan Pisket (Presque Lune)

Fauve patrimoine :
Les travaux d’Hercule, de Gustave Doré (2024)

Fauve polar SNCF :
Villevermine T1, L’homme aux babioles, de Julien Lambert (Sarbacane)

Prix de la BD alternative :
Expérimentation, de Samandal (Liban)