Vrai / Faux

 Le SMIC européen = baisse du SMIC en France ?!

Lors du débat télévisé du mercredi 10 avril opposant les représentants des principaux partis participant aux élections européennes, Adrien Quatennens a soutenu que le SMIC européen que souhaite mettre en place la liste Renaissance de Nathalie Loiseau ferait chuter le SMIC français à 886 euros, soit 317 euros de moins d’aujourd’hui.

Le député LFI fait référence à une interview de Nathalie Loiseau publiée dans le Parisien le 9 avril dans laquelle elle déclarait : « Il faut au minimum un SMIC dans tous les pays de l’UE. Et, partout, un SMIC qui permette un revenu décent. C’est-à-dire, par pays, au moins la moitié du salaire médian. »

Lors du débat, Stanislas Guerini a clairement expliqué la proposition de Nathalie Loiseau : il s’agit de s’assurer qu’il y ait un revenu minimum décent dans tous les pays d’Europe, adapté à la situation dans chaque pays (pas le même !).
Cette mesure s’adresse surtout aux 6 pays européens qui n’ont aujourd’hui pas de SMIC. Il ne s’agit en aucun cas d’un nivellement par le bas. Le SMIC français n’en sera pas impacté.

Emmanuel Macron voudrait supprimer le RSA « pour les casseurs » – FAUX

Un article publié sur GJ-Magazine et intitulé « Macron va supprimer le RSA aux Gilets Jaunes » affirme qu’une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale « visant à suspendre les droits au revenu de solidarité active pour les personnes qui se rendent coupables d’exactions lors des manifestations et qui se trouvent être bénéficiaires de cette prestation. »

Une proposition de loi a bien été déposée le 20 mars à l’Assemblée nationale mais elle ne vient ni d’Emmanuel Macron, ni d’un député LaREM. C’est Arnaud Viala (Les Républicains) qui a proposé ce texte, qu’il avait d’ailleurs déjà proposé, mot pour mot, en 2016 (il ne visait alors pas les Gilets Jaunes puisque le mouvement n’existait pas encore). Sans soutien de la majorité présidentielle, ce texte ne pourra être adopté.

Emmanuel Macron aurait interdit le drapeau corse pour son déplacement sur l’île – FAUX

Le 23 mars, sur Facebook, une internaute publie une photo du drapeau corse accompagnée de la description : “Macron interdit notre drapeau lors de sa venue en Corse, (…) Je demande que notre drapeau soit partagé par le plus grand nombre, afin de montrer à l’usurpateur que notre peuple est reconnu en tant que tel !” La publication a été partagée plus de 19.000 fois depuis.

L’Elysée a formellement démenti cette affirmation : “Il n’y a aucune interdiction pour les particuliers de se promener dans la rue avec des drapeaux corses”, a fait savoir l’entourage du Président. Cette fausse information est certainement apparue à cause de l’absence du drapeau corse à la tribune où le Président fera son discours. Ce n’est en aucun cas une exception mais le strict protocole : « Lorsque le Président intervient publiquement, les deux seuls drapeaux existants sont l’européen et le français. C’est à chaque fois la même chose. »

Le « droit européen » autoriserait les États à tuer des manifestants en cas d’émeute – FAUX

Un article publié sur le blog « Réveillez-vous » et partagé en masse sur les groupes de « Gilets Jaunes » affirme qu’en cas d’émeute ou d’insurrection populaire, le droit européen autoriserait les États à « tuer des manifestants ». L’auteur s’appuie sur la Convention européenne des droits de l’homme et notamment sur l’article 2 du texte pour étayer ses propos.

L’article 2 du texte, intitulé « Droit à la vie », reconnaît justement l’inverse d’un « droit de tuer ». L’alinéa 2 de l’article, qui parle bien d’un recours à la force, n’a pas été écrit pour l’autoriser mais bien pour définir toutes les exigences pour empêcher les États d’y recourir de manière arbitraire.
Ce traité a été adopté en 1950, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Il a pour but de promouvoir le respect par les États des droits fondamentaux.

Un CRS aurait volé des sacs à main de luxe lors de l’acte XVIII des Gilets Jaunes  – FAUX

Le 19 mars, sur Facebook, une page de soutien aux Gilets Jaunes publie une photo montrant un membre des forces de l’ordre portant des sacs à mains de luxe. Cette photo est accompagnée de la légende : « Tiens, un CRS qui vole des sacs à main sur Paris à l’Acte 18 Ultimatum des gilets jaunes ». La photo a été partagée plus de 3400 fois.

La photo date en réalité du 1er décembre 2018 (fait confirmé par la Direction générale de la gendarmerie nationale). L’homme en question n’est pas un CRS mais un gendarme, capitaine d’un escadron de gendarmerie mobile. Les forces de l’ordre ont en réalité stoppé le pillage d’un magasin dont la vitrine venait d’être éventrée par des casseurs dans la rue Saint-Honoré. Les biens saisis ont ensuite été remis à un policier de la préfecture de police de Paris, a affirmé la gendarmerie.

La citation parodique attribuée à Marlène Schiappa – FAUX

Dans un tweet, le média russe Sputnik France attribue à Marlène Schiappa cette citation : « L’envoi des militaires Sentinelle est une décision sage et raisonnable, les Français doivent comprendre que contester la parole du chef de l’État, c’est déjà faire un pas vers le terrorisme. »

Le tweet a été supprimé depuis. Sputnik France avait en effet repris une fausse citation publiée initialement sur le compte parodique « Journal de l’Élysée ». Elle a tout de même été reprise, au premier dégré, par plusieurs personnes et continue de circuler.

Un « Gilet Jaune » aurait été verbalisé pour avoir porté un sweat « Oui au RIC » – FAUX

Sur une publication Twitter déjà retweetée près de 600 fois on peut lire message suivant : « Hallucinant. Une personne verbalisée pour port d’un pull où est marqué « Oui au #RIC ». Montant de l’amende 135€. Sinon tout va bien en France en 2019. »

Sur la photo, à gauche, on peut voir clairement l’objet de cette verbalisation : « Verbalisation pour participation à une manifestation sur la voie publique interdite (contravention de 4ème classe) ». Le port du pull over est simplement mentionné pour attester que la personne verbalisée était bien un manifestant.

La fausse citation attribuée à Benjamin Griveaux

Une publication sur Facebook, partagée plus de 3 500 fois, montre le porte-parole du Gouvernement, Benjamin Griveaux, et lui attribue cette citation : « Je tiens à alerter la communauté internationale sur la dérive autoritaire de M.Maduro (…). Lorsqu’un pays envoie l’armée sur des manifestants, il s’agit, ni plus ni moins, d’une sombre dictature. »

Cette phrase n’a pas été prononcée par Benjamin Griveaux. Elle est extraite du compte Twitter parodique « Journal de l’Élysée ».

Christophe Castaner aurait avoué « laisser faire les casseurs » – FAUX

Une vidéo, publiée sur Twitter, montre Christophe Castaner, lors d’une interview pour France Inter. Il déclare : « J’ai décidé effectivement de changer cette stratégie qui consistait à tenir à distance, à bloquer et à les laisser casser sur des rues, sur des places, sur des espaces publiques. »

La vidéo a été coupée. Sur l’interview intégrale, disponible sur le site de France Inter, on peut écouter la phrase complète de Christophe Castaner : « Entre le 1er et le 8 décembre, j’ai décidé de changer en profondeur la doctrine d’emploi. J’ai décidé de changer cette stratégie qui consiste à tenir à distance, à bloquer et à laisser casser sur des rues, sur des places, sur des espaces publiques et j’ai assumé mes responsabilités. » Cette stratégie n’est donc plus en place depuis le mois de décembre. Il n’a donc absolument pas laisser faire les casseurs sur les Champs-Elysées le 16 mars.

Laurent Wauquiez accuse Stanislas Guerini de vouloir créer une nouvelle tranche d’imposition – FAUX

Lors du débat sur BFM TV, Laurent Wauquiez (Les Républicains) a interpellé Stanislas Guerini : « M. Guerini, vous ne pouvez pas venir sur ce plateau et dire, ‘nous on est pour les baisses d’impôts’. (…) Quand vous proposez une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu, c’est baisser les impôts ? ». Une proposition que le Délégué général de La République En Marche aurait fait sur son compte Twitter selon le président des Républicains.

Laurent Wauquiez fait référence à ce tweet, publié le 4 février 2019, qui est accompagné de cette légende : « Niches fiscales, nouvelle tranche d’imposition, droits de succession… tous les sujets sont sur la table. Les questions de la progressivité de l’impôt et de la justice fiscale sont au coeur du #GrandDébat. Il faut s’en saisir pleinement. »

Il est accompagné d’une vidéo d’une interview du Délégué général sur France Info où celui-ci explique que, dans le cadre du Grand Débat, aucun sujet ne doit être tabou (pas les niches fiscales, pas les nouvelles tranches d’imposition etc.).
En revanche, la création d’une nouvelle tranche d’impôt n’est absolument PAS une proposition que porte Stanislas Guerini. Toutes les idées proposées par LaREM dans le cadre du Grand Débat sont à retrouver ici (https://en-marche.fr/articles/actualites/larem-propositions-grand-debat).

L’incendie du Fouquet’s a été provoqué par des grenades lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre – FAUX

Lors de l’acte XVIII du rassemblement des Gilets Jaunes à Paris, Le Fouquet’s a été incendiée. Un journaliste du média russe RT a émis l’hypothèse selon laquelle le feu aurait pris suite au lancement de grenades lacrymogènes par les policiers. Il s’appuie sur une vidéo  partagée plus de 3 000 fois sur Twitter, sur laquelle on voit le auvent en toile de l’établissement en feu et où plusieurs grenades lacrymogènes sont venues se loger.

L’incendie n’a pas été provoqué par les bombes lacrymogènes. Une vidéo publiée par Sputnik , montre les minutes qui précèdent le départ de feu. On voit distinctement un engin pyrotechnique qui ressemble à un fumigène (donc qui n’appartient pas aux forces de l’ordre), tomber en cloche sur le auvent. Quelques instants plus tard, au même endroit, des flammes se répandent. La vidéo ne permet pas de savoir d’où vient le projectile, ni si le Fouquet’s était visé. Le journaliste de RT qui avait lancé la rumeur a par la suite rectifié ses propos.

 La photo utilisée par Marine Le Pen sur Twitter pour illustrer les violences de ce week-end – FAUX

Le 16 mars à 18h29, Marine Le Pen publie un tweet  : « À Paris, les cagoules noires ont remplacé les Gilets Jaunes. Les Black Blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité. » Sur la photo qui accompagne la légende, on peut voir des manifestants habillés en noir avec un drapeau anarchiste.

Cette photo n’a pas été prise lors des violences de ce samedi 16 mars mais pendant les manifestations du 1er mai 2018 à Paris. Plusieurs médias comme Europe 1 ou Le Dauphiné Libéré l’avaient publiée à l’époque.

La photo d’Emmanuel Macron à la Mongie, buvant du vin pendant les incidents de Paris – FAUX

Une photo, partagée notamment par Charline Vanhoenacker, montre Emmanuel et Brigitte Macron à la Mongie dans les Pyrénées, partageant une bouteille de vin, alors qu’au même moment, Paris était la cible de violences pendant la manifestation des Gilets Jaunes. Le cliché est utilisé pour montrer la déconnexion du Président avec ce qui se passe dans le pays.

Même si Emmanuel et Brigitte Macron étaient bien à la Mongie, la photo utilisée n’a pas été prise ce week-end, mais en 2017, lors d’un précédent séjour. Une photo du couple sur un télésiège, également utilisée par plusieurs médias (dont Le Point) date également de ce même séjour de 2017. Le Président était de retour dès ce samedi soir à Paris, où il a rejoint le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, à la cellule de crise, place Beauvau.

La France va partager son siège au Conseil de sécurité de l’ONU avec l’Allemagne – FAUX

La rumeur avait déjà circulé au moment de la signature du traité d’Aix-la-Chapelle et est à nouveau reprise par l’extrême-droite : la France pourrait prochainement partager son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec l’Allemagne.

Cette rumeur revient dans l’actualité car la nouvelle cheffe des conservateurs allemands, Annegret Kramp-Karrenbauer a rédigé une tribune où elle donne ses propositions pour l’Europe et parmi lesquelles on trouve « un siège permanent commun au Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Mais ce partage n’est pas à l’ordre du jour. Lundi, Nathalie Loiseau a répété : « Non, nous ne partagerons pas notre siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, ni avec l’Allemagne, ni avec quiconque. »

 Christophe Castaner aurait donné une interview en conduisant sans ceinture de sécurité – FAUX

Le 1er mars Christophe Castaner aurait répondu à une interview de BFMTV alors qu’il conduisait et ne portait pas sa ceinture de sécurité, selon plusieurs internautes.

Christophe Castaner portait bien sa ceinture de sécurité durant l’interview. L’angle sous lequel il était filmé pouvait laisser planer le doute mais on la distingue clairement sur d’autres plans. Le ministère de l’Intérieur a également démenti l’information.

Le retraité qui a interpellé Emmanuel Macron au Salon de l’Agriculture serait un acteur – FAUX

Une séquence filmée au Salon de l’Agriculture samedi 23 février montre un retraité interpellant Emmanuel Macron, lui expliquant avec émotion qu’en passant de l’allocation adulte handicapé à l’allocation de solidarité aux personnes âgées, ses revenus auraient diminué. Il est finalement tombé dans les bras du Président en étouffant un sanglot. Selon une publication Facebook très relayée, ce retraité serait en fait l’acteur Jude Ciccolella de la série “24h chrono”.

Il s’agit d’une parodie. La première personne à avoir publié ce montage a modifié sa publication quelques heures plus tard, voyant que sa blague avait été prise au premier degré : “Je pensais que c’était évident que c’était une parodie.”, a-t-il dit. Ceux qui ont copié/collé le texte n’ont pas vu cette modification et la rumeur continue de circuler.

La marée humaine des Gilets Jaunes à Clermont-Ferrand ce 23 février – FAUX

Une photo de la place de Jaude à Clermont-Ferrand, remplie de Gilets Jaunes, est diffusée en masse sur les réseaux sociaux afin de montrer la mobilisation des citoyens dans la région ce samedi 23 février.
Cette manifestation se serait d’ailleurs mal terminée puisqu’une journaliste de LCI a annoncé en direct à l’antenne que des grenades lacrymogènes auraient été tirées depuis un hélicoptère.

Concernant la photo : elle a été prise le 13 mai 2017 lors de la finale de la coupe d’Europe de rugby entre l’ASM et les Saracens. Le match était diffusé sur grand écran. Ce cliché avait déjà circulé lors du premier week-end de mobilisation  en novembre dernier.

Concernant les grenades lacrymogènes lancées de l’hélicoptère : une rumeur du même type avait également déjà circulé lors d’une manifestation à Toulouse. La journaliste qui a donné cette information à l’antenne est revenue sur ses propos 10 minutes plus tard. Les grenades lacrymogènes sont lancées en cloche par les forces de l’ordre, ce qui peut donner cette impression de “tomber du ciel”.

La France importe du bœuf aux hormones et du saumon transgénique à cause de l’Europe – FAUX

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement National, lors d’un meeting à Saint-Ebremond-de-Bonfossé le 9 février dernier : « C’est au nom de cette libre circulation de tout et n’importe quoi qu’on autorise en France l’importation de bœuf aux hormones, de saumon transgénique ou encore de poulets lavés au chlore. »

Concernant le bœuf aux hormones : la réglementation européenne l’interdit depuis 1988.

Concernant le saumon transgénique : il est interdit à la commercialisation en Europe. Aucun organisme génétiquement modifié ne peut être commercialisé sans accord préalable.

Concernant le poulet lavé au chlore : son importation est interdite depuis 1997. Dans les pays de l’Union européenne, cette technique n’est pas utilisée car seule l’eau potable peut servir à « éliminer la contamination de la surface des produits d’origine animale ».

Emmanuel Macron aurait été hué au Salon de l’Agriculture – FAUX

Une vidéo, diffusée notamment sur Twitter, montre qu’Emmanuel Macron copieusement hué et bousculé lors de son arrivée au Salon de l’Agriculture. Une séquence que les médias n’auraient évidemment pas diffusée.

Cette vidéo n’a pas été tournée ce samedi 23 février 2019 mais lors de l’édition 2018 du Salon de l’Agriculture par l’éditorialiste de BFM TV, Emmanuel Lechypre. Cette année, le passage du Président a suscité quelques sifflets mais aussi des applaudissements durant les 14 heures qu’il a passées sur le salon.

Un jeune arrêté à Tarbes après avoir publié des images des manifestations de Gilets Jaunes – FAUX

Un tweet de la CGT Tui France s’appuie sur un article de La Dépêche du Midi pour affirmer qu’un jeune aurait été arrêté à Tarbes suite à la diffusion sur Facebook d’images prises lors de manifestations de Gilets Jaunes.

L’article de La Dépêche du Midi est titré : « Tarbes : interpellé pour avoir diffusé sur Facebook des manifestations de Gilets Jaunes non-déclarées ». Un intitulé trompeur. Il n’est absolument pas reproché à cette personne d’avoir diffusé des images mais d’avoir organisé des manifestations non-déclarées, un délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

La fausse citation attribuée à Christophe Castaner

« Les Français doivent réaffirmer leur soutien à notre République. Dès avril, j’exigerai qu’un portrait officiel du Chef de l’État soit affiché dans chaque foyer français sous peine de lourdes sanctions judiciaires ». Cette phrase aurait été prononcée par Christophe Castaner, lors d’une interview sur RTL selon plusieurs publications Facebook. Cette citation a été inventée par le compte Twitter parodique Journal de l’Elysée qui l’a publiée le 15 février. Reprise sans cette mention sur Facebook, elle a été prise au premier degré par plusieurs internautes.

Il n’y aurait plus un seul enfant juif dans les écoles de Seine-Saint-Denis – FAUX

Interviewé sur LCI ce 19 février, Eric Zemmour a affirmé : « Vous savez, il n’y a plus d’enfants juifs dans les écoles de Seine-Saint-Denis. » Quelques jours plus tôt, Eric Ciotti tenait les mêmes propos sur France Info : « Regardez ce qui se passe en Seine-Saint-Denis. Est ce qu’il y a encore un enfant juif dans une école publique de Seine-Saint-Denis ? On sait bien pourquoi. Parce qu’ils sont chassés aujourd’hui par la montée du communautarisme islamiste ».

Cette affirmation ne repose sur aucun fait tangible. Tout d’abord, il n’y a pas de liste de Français classés selon leur appartenance religieuse, Eric Zemmour et Eric Ciotti ne peuvent donc pas avoir cette information. Interrogé par Le Monde, le co-président de la FCPE de Saint-Denis a également démenti : « Oui, il y en a ! Ce qui est insupportable, c’est que cela oblige des parents d’élèves à sortir de leur intimité en rendant publique leur religion ».

Le Parlement européen se serait prononcé contre l’usage des LBD – FAUX

Un article publié sur LeMonde.fr dans l’après-midi du 14 février expliquait que le Parlement européen venait de condamner le recours aux lanceurs de balles de défense (LBD) dans une résolution. Une information reprise par de nombreux sites.

Cette information viendrait d’une dépêche de l’AFP mal rédigée. L’usage des LBD n’a pas été condamnée par une résolution du Parlement européen. Il y en effet eu une discussion et une proposition de condamnation (formulée par l’écologiste Yannick Jadot) mais celle-ci n’a pas été retenue dans le texte final. Le Parlement européen a en revanche condamné « le recours disproportionné à la force dans les manifestations pacifiques ». Le texte ne vise aucun État membre en particulier.
Le Monde et plusieurs autres sites ont publié des démentis et se sont excusés auprès de leurs lecteurs.

Les gazs lacrymogènes utilisés par les forces de l’ordre contiendraient de l’acide cyanhydrique – FAUX

Après la manifestation du samedi 9 février, Raquel Garrido, avocate et militante La France Insoumise, s’est plainte sur les réseaux sociaux de nombreux symptômes dus à l’inhalation de gazs lacrymogènes : « Selon mon médecin, cela ressemble à un empoisonnement à l’acide cyanhydrique ».Une accusation très grave puisque l’acide cyanhydrique est l’un des composants utilisé dans la fabrication du Zyklon B, le gaz mortel utilisé dans les camps d’extermination du régime nazi.

France Info a notamment interrogé Robert Garnier, toxicologue à l’hôpital Fernand Widal : « C’est n’importe quoi. Si elle avait été exposée à de l’acide cyanhydrique, même à très faible dose, elle aurait suffoqué et elle serait morte. » Invité de la Matinale de France Info lundi, Laurent Nuñez a répondu à la polémique : « Il n’y a pas de produits tenus secrets. C’est du gaz lacrymogène. Il n’y a pas de produit de nature incapacitante. »

Nicole Belloubet voudrait créer des « condamnations préventives » – FAUX

« Nous passons ici vers une justice dite prémonitoire (…). Notre but, à terme, sera de créer des condamnations préventives permettant de condamner toute personne sur la base d’un crime ou d’un délit qu’elle n’a pas encore commis. ». Cette citation, prêtée à Nicole Belloubet, inquiète de nombreux internautes qui pensent que le scénario du film Minority Report pourrait bientôt devenir réalité en France.

Cette citation a été publiée pour la première fois sur le compte Twitter parodique « Journal de l’Elysée ». Elle a été reprise, parfois sans mention à ce compte, sur des pages Facebook – ce qui explique que certaines personnes se soient faites duper.

La photo d’un policier gazant une femme au sol – FAUX

Sur un cliché partagé sur un groupe de soutien aux Gilets Jaunes, on peut voir une femme, assise au sol et tentant de se cacher le visage, en train d’être « gazée » par un policier. La photo, accompagnée de la légende « HONTEUX », a été partagée plus de 8 000 fois.

Cette photo a été prise en 2007, aux États-Unis, dans la ville d’Olympia, pendant une tentative de blocage du port, et non pendant des manifestations de « Gilets Jaunes ». La plaque d’immatriculation du camion en fond ou encore l’équipement du policier sont des éléments qui attestent du lieu où s’est déroulé cette scène.

Emmanuel Macron aurait accusé les retraités de « perdre le contact avec la réalité » – FAUX

“Les retraités, ce sont des gens qui perdent le contact avec la réalité” : selon plusieurs publications Facebook, cette phrase aurait été prononcée par Emmanuel Macron lors de son déplacement à Courcouronnes (Essonne) le 4 février.

Emmanuel Macron n’a jamais tenu ces propos, il suffit de regarder l’intégralité des débats filmés lors de son déplacement pour le constater. Cette citation a d’abord été publiée sur le blog “Hidden Truths”, puis reprise par d’autres sites comme la “Gauche m’a tuer”, ce qui explique sa viralité.

La police aurait interdit le port du gilet jaune à Lyon- FAUX

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, filmée mardi 5 février, à Lyon, on peut voir un policier demander à un manifestant de retirer son gilet jaune pour passer un barrage filtrant. On entend notamment cette conversation :
« -Non mais vous ne partirez pas comme ça Monsieur.
-Non mais vous avez le droit de m’empêcher de porter un gilet ? »

Il ne s’agit en aucun cas d’une interdiction de porter un gilet jaune lors d’une manifestation. La préfecture de police du Rhône a expliqué : « La manifestation de la CGT était déclarée et le parcours encadré. Il s’agissait ici de “gilets jaunes” qui souhaitaient prolonger le parcours initialement prévu avec les organisateurs pour aller vers le centre-ville, où il y avait beaucoup de circulation et de piétons. On ne voulait pas que la manifestation aille plus loin que prévu, pour des raisons évidentes de sécurité. »

Des policiers auraient frappé des pompiers pendant le mouvement des Gilets Jaunes – FAUX

« La gestapo macronienne à l’œuvre comme ici à Nice, frappant des pompiers » : une photo (publiée le 31 janvier 2019 et partagée près de 15 000 fois) montre un affrontement violent entre les forces de l’ordre et des pompiers. Une scène qui aurait eu lieu pendant le mouvement des Gilets Jaunes.

Cette photo a bien été prise à Nice mais elle n’a aucun lien avec le mouvement des Gilets Jaunes. Cette scène a eu lieu le 16 juillet 2010 lors d’une manifestation contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, au cours de laquelle avaient eu lieu des affrontements entre policiers et pompiers.

Un policier aurait cassé une vitrine place de la République – FAUX

« Voilà vos casseurs ! ». Sur une photo publiée notamment sur le groupe Facebook « La France en colère », on peut voir un policier le pied dans une vitrine brisée. Ce post a été partagé près de 20 000 fois.

Cette photo a été prise samedi 2 février lors de « l’Acte XII » des Gilets Jaunes, place de la République, où plusieurs commerces ont été endommagés. Le photographe a expliqué que la vitrine avait été cassée avant l’arrivée de la police. L’homme que l’on voit entrer effectuait un contrôle pour vérifier que personne ne se trouvait à l’intérieur. Sur une vidéo , postée sur la chaîne « Caméra Gilets Jaunes », on voit d’ailleurs 4 personnes, portant un gilet jaune, s’en prendre à cette même vitrine avec une chaise et le pied de la table d’un café.

Le prix de l’essence serait de retour à son niveau du mois de novembre – FAUX

Depuis quelques jours, de nombreuses publications expliquent que les prix du carburant seraient revenus à leur niveau de novembre. Et ce, malgré le fait que le prix du baril soit au plus bas. L’État aurait donc bien mis en place l’augmentation de la taxe sur le carburant.

Les prix à la pompe sont effectivement en train de remonter (de 3 ou 4 centimes depuis le début de l’année). Mais ils n’ont pas atteint les montants de novembre. Le prix du baril est lui aussi en train de remonter ce qui explique cette hausse. Aucune taxe supplémentaire n’a été mise en place par le Gouvernement depuis le début de l’année.

Le montage montrant la salle des fêtes de l’Élysée avant et après sa rénovation – FAUX

Un montage-photo, publiée notamment par Le Figaro, montrerait la salle des fêtes de l’Élysée avant et après sa rénovation.

Le montage montre deux pièces différentes : sur celle de gauche, on peut voir la salle des fêtes photographiée le 16 avril 2018 (avant rénovation). Sur celle de droite, il s’agit du salon Napoléon III (après rénovation). Dans une vidéo publiée par l’Élysée , on peut voir le résultat de la rénovation.

Brigitte Macron a porté des chaussures à 750 €, payées par l’argent du contribuable, lors de sa visite en Égypte – FAUX

Un article du DailyMail pointe du doigt les baskets Louis Vuitton, portées par Brigitte Macron en Égypte le 27 janvier, et qui vaudraient aux alentours de 750 € (elles ne sont pas commercialisées par la marque). Sur le groupe Facebook « Y’en a marre de Macron », une publication s’offusque de cet achat fait avec l’argent de « nos impôts ».

L’entourage de la Première dame a expliqué qu’il s’agissait d’un prêt de la marque. Ce système a été mis en place pour mettre en valeur les créateurs français sans qu’il n’en coûte rien à l’État. Rappelons que la Première dame ne bénéficie d’aucun frais de représentation.

Edouard Philippe se serait endormi sur les bancs de l’Assemblée Nationale – FAUX

Une photo, circulant sur les groupes Facebook depuis novembre 2018, et partagée plus de 300 000 fois, montre le Premier ministre, Edouard Philippe, les yeux fermés lors d’un débat à l’Assemblée Nationale.

Cette photo date du 19 juillet 2017. Elle a été sortie de son contexte pour faire croire que le Premier ministre s’était assoupi lors des questions au Gouvernement, alors qu’il s’agit d’un clignement d’yeux. Le visionnage de la séquence complète, disponible sur France Info, prouve qu’à aucun moment, Edouard Philippe ne s’est endormi.

Le fils aîné de Brigitte Macron manipulerait les sondages afin qu’ils soient favorables au Chef de l’État – FAUX

Dans le dernier sondage d’opinion de l’IFOP pour le JDD, la côte de popularité d’Emmanuel Macron est passé de 22 à 27%. Une embellie qui serait le résultat d’une manipulation de Sébastien Auzière, le fils aîné de Brigitte Macron, qui dirigerait l’institut de sondage selon plusieurs publications partagées en masse sur Facebook.

Sébastien Auzière n’est en aucun cas dirigeant de l’IFOP. Il travaille pour l’institut Kantar Health qui s’occupe d’études de marché dans le domaine de la santé. En 2017, cette rumeur était déjà apparue et l’IFOP y avait répondu sur Twitter.

Un fichier “Gilets Jaunes” pour recenser les manifestants aurait été créé par les services de renseignements – FAUX

Un article du Canard Enchaîné, daté du 23 janvier 2019, parle d’une note secrète à l’attention des policiers du service central du renseignement territorial, les invitant à recenser les meneurs du mouvement des « Gilets Jaunes ». De nombreuses publications Facebook s’offusquent de l’existence d’un fichier « Gilets Jaunes ».

Le ministère de l’Intérieur assure qu’à aucun moment, un tel fichier n’a été constitué. Certains membres des « Gilets Jaunes » figurent au fichier de la prévention des atteintes à la sécurité publique (PASP), dûment déclaré auprès de la CNIL. Parmi les motifs d’inscription, on trouve la participation à une manifestation illégale (non-déclarée en préfecture), l’appel à la violence ou à la violence en bande. Les individus qui y figurent y sont inscrits pour ces raisons et en aucun cas parce qu’ils portent un gilet jaune.

Le gouvernement va augmenter de 10% le prix « de centaines d’articles le 1er février 2019 » – FAUX

Sur une pancarte , photographiée dans le magasin Leclerc de Lanester dans le Morbihan figure le texte suivant : « Nouvelle loi de notre président Macron. Nouveau prix minimum de vente majoré de 10% à compter du 01/02/2019 sur des centaines d’articles. Exemples : le litre de Ricard se vendait 18,22 euros et passera à 20,02 euros à compter du 1er février. Le café Carte Noire se vendait à 5,69 euros et passera à 6,26 euros. Pourquoi la presse reste-elle silencieuse ??? ». La photo a déjà été partagée plus de 8500 fois.

Cette pancarte fait référence à la loi EGALIM qui entre en vigueur le 1er février 2019. Le texte prévoit d’encadrer les prix de vente des produits alimentaires en contraignant les distributeurs (Leclerc, Carrefour etc.) à fixer un prix au moins 10% supérieur au prix auquel ils l’ont acheté aux producteurs/agriculteurs. L’un des objectifs de cette loi est de rééquilibrer ces marges afin d’offrir une meilleure rémunération aux agriculteurs.

Pour correspondre à cette nouvelle norme, environ 7% de l’ensemble des produits alimentaires vont voir leur prix augmenter. Les 93% restants (la plupart des produits agricoles : fruits, légumes, lait…) ont, eux, déjà des marges supérieures à ce nouveau seuil.

Le gouvernement a prévu de suivre la mise en œuvre de la mesure et ne la pérennisera que si elle atteint l’objectif visé, à savoir une meilleure rémunération des producteurs et une amélioration de l’offre proposée au consommateur, après une expérimentation de 2 ans.

Les Foulards Rouges auraient défilé avec une banderole de soutien à Alexandre Benalla et Christophe Castaner – FAUX

Une photo prise lors de la manifestation des Foulards Rouges ce dimanche 27 janvier montre une banderole où les noms d’Alexandre Benalla et Christophe Castaner sont écrits, entourés de cœurs.

Cette banderole, ironique, a été réalisée par Elisabeth Faure et Sandra Fellous, deux soutiens des Gilets Jaunes. Elles ont d’ailleurs revendiqué leur action sur Twitter. Les deux femmes se sont ensuite infiltrées dans la foule en scandant des slogans hostiles au gouvernement.

Aurore Bergé aurait déploré que les agriculteurs « se plaignent de leur salaire » alors « qu’ils bénéficient gratuitement de fruits et légumes » – FAUX

D’après un visuel partagé plus de 4000 fois sur Facebook, la députée des Yvelines aurait déclaré lors d’une interview sur LCI : « Les agriculteurs se plaignent de toucher un petit salaire, mais ils oublient un peu facilement de dire qu’ils bénéficient gratuitement des légumes, lait ou viande qui viennent de leur exploitation. C’est du pouvoir d’achat. ». Ce visuel serait tiré de l’émission du 22 octobre de LCI. Supprimée depuis du site, l’émission aurait été censurée selon les détracteurs du Gouvernement.

Selon Checknews, qui a eu accès à l’émission, Aurore Bergé n’a jamais tenu ces propos : « la députée y parle violences à l’école, GPA, taxe GAFA ou redevance TV. Elle n’évoque ni l’agriculture ni les agriculteurs. ». C’est le compte Twitter parodique « Christophe Castagnette » qui aurait créé ce visuel, où l’on peut voir le hashtag #TraduisonsLes qui signifie que la citation a été inventée de toutes pièces. De plus, les émissions de LCI ne restent disponibles en replay qu’environ deux mois, ce qui explique que l’émission du 22 octobre avec Aurore Bergé ne soit plus en ligne.

Les services d’urgence d’Epinal auraient reçu l’ordre de ne pas soigner les « Gilets Jaunes » – FAUX

Sur une vidéo tournée à Épinal dans les Vosges, on voit une personne blessée lors des manifestations être emmenée dans un bar par des “street médics” pour être soignée. L’une d’elle explique dans la vidéo avoir appelé les services d’urgence et on lui aurait répondu : « il a un gilet jaune ou c’est un civil ? S’il a un gilet jaune on le prend pas ».

Le gérant du bar où se déroule la scène a expliqué que le blessé présent sur la vidéo avait bien été pris en charge par les pompiers. Le commerçant est d’ailleurs lui-même allé chercher les secouristes dans la rue : « Ils n’ont pas demandé si c’était un gilet jaune. Ils sont venus tout de suite et lui ont dit de continuer à mettre de la glace pour pas que la blessure gonfle plus ». Le directeur du Service Départemental d’Incendie et de Secours a également dénoncé les propos mensongers tenus dans la vidéo : « Nous sommes un service public et le principe du service public, c’est la neutralité. On porte secours de façon uniforme quels que soient le sexe, la race, la religion, la volonté politique ». En service le 5 janvier, il a expliqué que toutes les demandes avaient été traitées.

Une « Gilet Jaune » serait morte à Rennes lors d’un rassemblement – FAUX

D’après une publication Facebook sur la page « En marche pour la révolution » datant du 19 janvier et partagée plus de 1500 fois, une “Gilet Jaune” serait morte lors de l’acte X à Rennes suite à un tir de flashball. Le post est accompagné d’une photo d’une femme couchée au sol et entourée de CRS.

La préfecture d’Ille-et-Vilaine a démenti cette information auprès de l’AFP. Personne n’est décédé, la personne que l’on voit sur la photo a fait un malaise : « La personne victime d’un malaise et évacuée par le Samu est en urgence relative. Elle est asthmatique et les lacrymogènes ont déclenché une crise. Elle est prise en charge par les services hospitaliers ».

Les pages des Gilets Jaunes auraient été censurées par Facebook- FAUX

Eric Drouet a été l’un des premiers à s’en offusquer jeudi 17 janvier : sa page Facebook « La France en colère !!! » a perdu près de 50 000 membres. Et elle n’est pas la seule. La page « Le compteur officiel de gilets jaunes » est elle passés de 2,8 millions de membres à 1,8 millions. Une baisse qui serait due à une volonté de Facebook de censurer le mouvement.

Cette baisse est liée à un changement opéré par Facebook au niveau mondial et qui concerne absolument tous les groupes (et pas seulement ceux en lien avec les « Gilets Jaunes »). En effet, auparavant, toute personne ayant reçu une invitation pour participer à un groupe était d’office comptabilisé comme membre. Même si elle n’acceptait pas l’invitation. Facebook a rectifié cette « erreur » et comptabilise maintenant seulement les membres actifs (qui ont donc accepté l’invitation). Selon le réseau social, les administrateurs des pages ont été informés par e-mail de cette nouvelle politique.

Les députés se sont eux-mêmes exonérés de la CSG – FAUX

D’après un article (datant d’octobre 2017) republié notamment sur la page Facebook de Lagauchematuer, les députés se seraient exonérés de la CSG. Au même moment, ils auraient voté la hausse de cette même CSG pour les retraités.

Les députés sont toujours soumis à la CSG sur leur indemnité parlementaire. Elle n’a absolument pas été supprimée. Cette affirmation concerne la partie « frais de mandat » (IRFM) qui a été réformée par l’article 20 de la loi « pour la confiance dans la vie politique » du 15 septembre 2017.

L’ancienne IRFM a été remplacée par un nouveau système de remboursement sur justificatifs, qui ne peut servir qu’à financer certains types de dépenses réellement professionnelles, et qui est contrôlé (contrairement à l’ancien dispositif). Comme pour tous les remboursements de frais professionnels, ils ne sont donc pas soumis à la CSG puisque pas considéré comme un revenu.

Emmanuel Macron va « donner » l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne – FAUX

Dans une vidéo, Bernard Monot, député européen Debout la France, affirme que le 22 janvier prochain, Emmanuel Macron va signer, avec Angela Merkel, le traité d’Aix-La Chapelle. Ce traité dont “aucun média n’a parlé” serait catastrophique pour la France : il aurait pour conséquence le don de l’Alsace et de la Lorraine à l’Allemagne…

Le traité n’évoque en aucun cas des cessions territoriales ou un transfert de souveraineté dans les dix pages dont il est constitué. L’Elysée a indiqué à 20 Minutes qu’il « permettra aux collectivités frontalières d’identifier des blocages sur le terrain, pour permettre d’adapter plus facilement et plus rapidement (…) le droit aux situations locales et faciliter la vie des citoyens vivant près de la frontière allemande ». L’allemand ne deviendra pas la langue administrative comme cela est dénoncé sur les réseaux sociaux.

Les gendarmes ont fiché les manifestants présents autour de Grand Bourgtheroulde – FAUX

Une photo postée par Aline Leclerc, journaliste du Monde, sur Twitter, montre un gendarme photographiant la carte d’identité d’un manifestant qu’il vient de contrôler. En légende : « Contrôle d’identité aux abords de #Bourgthroulde : les gendarmes ne font pas que vérifier les pièces d’identité, ils les prennent en photo. « C’est du fichage » dit un manifestant (…) ».

La Gendarmerie nationale a immédiatement répondu pour stopper la rumeur : « #HalteAuxRumeurs Nos téléphones sont connectés #Neogend : on consulte directement les fichiers par lecture optique des documents d’identité. Vérification classique et moderne oui, fichage non. » Une technologie expérimentée en 2016 dans quelques départements et généralisée depuis 2017.

La Russie aurait interdit les banques Rothschild (et son économie serait en plein essor depuis) – FAUX

Un article de NouvelOrdreMondial partagé en masse sur les groupes de « Gilets Jaunes » explique que Poutine aurait interdit les banques Rothschild sur le territoire russe. Depuis, l’économie du pays se porterait mieux que jamais.

Interrogé par l’AFP, Rothschild & co a confirmé avoir des activités sur le sol russe, notamment de conseil. La banque possède même des bureaux « à moins de 500m à vol d’oiseau du Kremlin ».

Un hélicoptère aurait pris pour cible des manifestants à Toulouse – FAUX

Une vidéo filmée à Toulouse, place du Capitole, lors de la manifestation des « Gilets Jaunes » du 12 janvier, montre des tirs de lacrymos qui semblent venir de l’hélicoptère situé au-dessus de la foule. On y entend la personne qui filme crier « regardez, ça vient du ciel ! Regardez, c’est l’hélico ! ». La séquence a été vue des centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux.

La préfecture de Haute-Garonne a expliqué que le seul but de l’hélicoptère était de surveiller la manifestation et il n’a absolument pas tiré de projectiles. Les lacrymos que l’on voit sur la vidéo viennent des forces de l’ordre qui étaient positionnées de l’autre côté de la place. Les tirs sont souvent faits en cloche pour éviter les blessures graves, ce qui donne cette impression de tomber du ciel.

La cagnotte Leetchi pour les forces de l’ordre a été alimentée par des robots – FAUX

Un article publié sur YétiBlog a pointé du doigt la hausse continue de la cagnotte dédiée aux forces de l’ordre créée par Renaud Muselier, même en plein milieu de la nuit du 9 au 10 janvier. Une augmentation qui résulterait d’un “piratage de la cagnotte par des robots”.

Sur son compte Twitter, Leetchi a expliqué que la forte affluence sur la cagnotte avait ralenti les délais d’affichage. Certains dons, qui avaient été faits dans la journée, ont été régularisés dans la nuit, ce qui explique la hausse nocturne continue. À l’heure actuelle, l’entreprise a expliqué être revenue « à un délai de traitement quasi-normal. La majorité des transactions est traitée en temps réel. Le montant affiché sur la cagnotte ne s’actualise quant à lui que toutes les 30 minutes afin d’éviter tout ralentissement ».

L’AFP aurait modifié l’une de ses photos en ajoutant une batte de baseball à un « Gilet Jaune » – FAUX

Plusieurs internautes ont accusé l’Agence France Presse d’avoir équipé un manifestant d’une batte de baseball (où était écrit « Approche Macron, j’ai un truc à te dire… ») à l’aide d’un logiciel de montage photo.

La photographie  n’a pas été modifiée. L’AFP a réagi en postant d’autres clichés du manifestant, sous d’autres angles. On peut voir qu’il s’agit bien d’une batte de baseball mais en carton, ce qui peut laisser croire à un montage grossier.

Une femme arrêtée aux Pays-Bas car elle aurait refusé d’enlever son gilet jaune – FAUX

À La Haye, une femme se promenant avec une poussette aurait été interpellée par la police néerlandaise simplement car elle refusait d’enlever son gilet jaune, « devenu le symbole de la protestation contre les élites qui gouvernent ».

Cette jeune femme a été arrêtée car elle n’a pas voulu donner son identité et non pas car elle portait un gilet jaune. Dans sa poussette se trouvait une poupée et non un bébé ce qui a attiré l’attention des policiers présents.

La force de gendarmerie européenne est intervenue ce 5 décembre pour contenir les manifestants – FAUX

Une photo d’un CRS prise ce 5 décembre montre que l’EuroGendFor (la force de gendarmerie européenne) serait intervenue lors des manifestations parisiennes des « Gilets Jaunes ». Plusieurs publications sur Facebook (notamment sur « Gilets jaunes Nord 59 ».

Tout d’abord, cette photo n’a pas été prise le 5 janvier 2019 mais le 29 mai 2018 lors d’une manifestation étudiante. Le CRS sur la photo est bien Français et ne fait pas partie de l’EuroGendFor (Force de Gendarmerie Européenne) : aucun des patchs qu’il porte sur la photo n’est celui de la force européenne. Le service de presse de la gendarmerie a également ajouté : « la FGE n’est absolument pas intervenue opérationnellement en France, ni depuis le 17 novembre 2018 ni même avant ».

Les retraités vont payer 13 mois d’impôts en 2019 à cause du prélèvement à la source – FAUX

Plusieurs retraités se sont inquiétés que leur pension de décembre 2018 ait été assujettie au prélèvement à la source au seul motif que celle-ci soit versée début janvier. Ils paieraient donc 13 mois d’impôts en 2019.

Rien n’a changé. Le système est le même qu’auparavant : les pensions de décembre 2017, versées en janvier 2018, comptaient au titre des revenus de 2018. Celles de décembre 2019 compteront pour 2020. Le nombre de mois imposé sera donc le même.

Christophe Castaner aurait écrit une lettre appelant à la saisie de toutes les armes – FAUX

Une lettre datée du samedi 5 janvier et signée par Christophe Castaner s’inquiète d’une « aggravation insurrectionnelle » et demande une saisie de toutes les armes des catégories B, C et D. Le document a notamment été partagé par l’un des leaders des « Gilets Jaunes », Benjamin Cauchy, avant d’être supprimé mais s’est rapidement retrouvé sur la page Facebook « La France en colère ».

Le document est un faux grossier publié dans un premier temps par le site d’extrême-droite, « Le billet de Léon ». Même l’adresse du ministère comporte une faute d’orthographe (“Beauveau” au lieu de “Beauvau”). Christophe Castaner a dénoncé dans un tweet le faux document : « Stop #FakeNews. Encore une idée originale de ceux qui rêvent d’insurrection et qui n’hésitent pas à diffuser de faux documents… L’information est le meilleur remède aux fake news. A user sans modération. ».

Une « Gilet Jaune » belge serait morte lors de la manifestation du 5 janvier à Paris – FAUX

Une mère de famille, belge, prénommée Coralie serait décédée des suites de ses blessures après avoir reçu un tir de lanceur de balles de défense lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes. Une information qui repose sur deux témoignages vidéo : celui d’un homme en pleurs et celui d’une femme au bonnet rouge.

Postées sur Facebook dans un premier temps, les deux vidéos originales ont été supprimées par leurs auteurs. Certains « Gilets Jaunes » qui ont relayé la rumeur ont eux-mêmes fait leur mea culpa expliquant qu’ils avaient été manipulés sous le coup de l’émotion. Les autorités ont également démenti l’intox.

Les parlementaires toucheraient une prime de Noël de 8000€ – FAUX

Les députés et les sénateurs ne reçoivent aucune autre forme d’indemnité que leur indemnité parlementaire. La rumeur vient d’un article de Mediapart, datant de 2015, et qui avait mis en lumière la pratique des sénateurs de l’UMP. De 2003 et 2014, ceux-ci s’octroyaient en effet des “étrennes” pour un montant de 8 000 €. Un système auquel le président du groupe a mis fin en 2015.

La prime de 17 580 € n’existe évidemment pas non plus. Science Info est un site clairement identifié comme satirique. Sa rubrique « A propos » explique : « Voilà, il suffit juste d’être un peu curieux et de cliquer sur ce lien pour découvrir que ce site d’information scientifique publie des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies. »

Nicole Belloubet aurait demandé la clémence pour les automobilistes qui auraient tué des « Gilets Jaunes » – FAUX

Une circulaire signée par la ministre de la Justice et adressée aux procureurs indigne. Dans un passage, la ministre demanderait « une clémence particulière et bienveillante pour les particuliers automobilistes, professionnels et entreprises du transport routier ayant provoqué le décès de manifestants suite à des accidents sur des ronds-points ou des routes qui avaient été bloqués dans le cadre de filtrages illégaux.

Cette lettre est un faux. Comme l’explique Checknews, le faux document ne comporte pas de numéro de circulaire. Une magistrate contactée par le site a également expliqué : « La citation du président de la République et du Premier ministre au début, les fautes de typographie (majuscules), le fond qui ne pourrait jamais être écrit comme cela (demander de la bienveillance pour des actes ayant conduit à des décès). »

Marlène Schiappa a réalisé un « tuto chignon » en vidéo pour le site Madmoizelle – FAUX

Plusieurs tweets relaient un extrait d’une vidéo réalisée pour le site “Madmoizelle.com” où Marlène Schiappa explique comment se faire un chignon ; leurs auteurs s’indignent de la “futilité” de cette vidéo et de la secrétaire d’État à l’heure où la France fait face à la crise des gilets jaunes.
L’extrait vidéo est sorti de son contexte et les auteurs des tweets ignorent totalement le message de la vidéo, pensée comme une critique du sexisme ordinaire. Marlène Schiappa avait expliqué dans d’autres interviews avoir décidé de s’attacher les cheveux parce qu’elle était lassée de lire et d’entendre commenter l’aspect de sa chevelure plutôt que le contenu de ses prises de paroles. Le site “Madmoizelle.com” avait décidé d’utiliser cet exemple pour montrer le sexisme dont était encore victimes les femmes en politique, en le parodiant. Une autre vidéo de plus d’une heure a également été tournée avec la secrétaire d’État où elle aborde des sujets directement liés à son action et ses prises de parole.

La baisse drastique des APL pour des « centaines » d’allocataires en janvier – FAUX

Au lendemain de Noël, de nombreuses publications sur les groupes Facebook des « Gilets Jaunes » affirmaient que le montant des APL (Aide Personnalisée au Logement) avait significativement baissé. Exemple : un membre du groupe « Gilet jaune » explique que son APL, auparavant fixée à 136 euros, ne s’élèvera plus qu’à 6 euros à partir de janvier 2019. Une baisse qui serait due à une manœuvre du gouvernement pour financer la hausse de la prime d’activité. Les baisses d’APL que subissent certains allocataires sont le résultat d’un changement dans leur situation personnelle (ex : enfant quittant le foyer familial, revenus en hausse, personne ayant retrouvé un emploi, etc.) et en aucun cas celui d’une réforme menée par le gouvernement.

Dans les procédures de divorce, l’accès au juge sera restreint et les CAF ou les notaires trancheront certaines questions – FAUX

Article 12

En matière de divorce, la procédure dans son ensemble est aujourd’hui particulièrement complexe, un délai de 30 mois pouvant même s’écouler entre l’ordonnance de non conciliation rendue par le juge et l’assignation délivrée à l’initiative de l’une des parties.

Le régime procédural sera simplifié : le tribunal sera saisi une seule fois et le délai s’écoulant entre l’ordonnance de non-conciliation et l’assignation sera donc supprimé. Pour autant, l’accès au juge ne sera pas limité : une audience aura lieu dès le début de la procédure à chaque fois qu’au moins une des parties sollicitera des mesures provisoires, protectrices de toutes les parties. La présence des parties sera d’ailleurs systématique lorsque des demandes seront formées sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale de l’enfant commun.

Dès lors que le juge sera saisi d’une demande en divorce, il traitera toutes les questions en lien avec le divorce, y compris, s’agissant des enfants, le montant de la pension alimentaire.

Article 6

Il est aussi envisagé, à titre d’expérimentation, une simplification sous le contrôle du juge de la révision des pensions alimentaires. Le parent qui souhaite voir modifier le montant d’une pension alimentaire parce que la situation a évolué obtiendra plus rapidement un titre délivré par la CAF ayant la même valeur qu’un jugement, dans les situations les plus simples qui ne rendent pas le contrôle du juge nécessaire. Si l’une des parties le souhaite, elle pourra toujours saisir un juge qui aura la faculté de suspendre la décision de révision du montant de la pension.

La déjudiciarisation est préjudiciable pour le citoyen – FAUX

Article 2

Le rôle du juge est fondamental et sera préservé. Mais il doit être recentré sur son cœur de métier.

Ainsi, par exemple, l’autorisation systématique du juge des tutelles pour un simple partage amiable concernant notamment un majeur sous tutelle est supprimée sauf en présence d’un conflit d’intérêts. Cela facilitera le recours au partage amiable, plus rapide et moins onéreux, et le notaire qui a un devoir de conseil vérifiera que tous les intérêts sont sauvegardés.

Article 7

Il est également prévu que le changement de régime matrimonial pourra se faire sans homologation judiciaire: par exemple un parent veut s’installer comme artisan et veut protéger sa famille des dettes éventuelles, en choisissant le régime de la séparation de biens : le couple pourra faire très rapidement cette démarche directement auprès du notaire sans avoir besoin de saisir le tribunal de grande instance.

Le projet de loi met fin à la justice rendue « au nom du peuple » en supprimant les cours d’assises – FAUX

Article 42

Le projet de loi ne supprime pas les cours d’assises. Il propose d’expérimenter un cour criminelle dans certains départements pour juger les crimes punis de 15 à 20 ans.

Les cours d’assises sont engorgées. Certaines personnes sont détenues plus de deux ans avant d’être jugées par les assises. Certaines doivent être remises en liberté parce qu’il n’y a pas de date d’audience. Il est nécessaire d’accélérer les jugements au bénéfice des justiciables. Le tribunal criminel jugera en tant que crimes, les affaires antérieurement correctionnalisées pour de simples questions de rapidité de la procédure. C’est le cas des viols trop souvent jugés en correctionnelle pour ces motifs. Le viol est un crime. Il doit être jugé comme un crime. C’est essentiel pour les victimes.

Les cours d’assises continueront à juger les crimes punis de plus de vingt ans comme les meurtres et les assassinats et les crimes commis en récidive qui représentent environ la moitié des affaires criminelles.

Les cours d’assises continueront à juger l’ensemble des crimes en appel.

Il s’agit d’une expérimentation.

Dans le respect de la profession d’avocat, la transformation de la justice doit privilégier l’intérêt du justiciable.

Le projet de loi sacrifie les libertés individuelles – FAUX

Article 28 et suivants

Le projet tend à simplifier la procédure pénale dans un objectif d’efficacité et de recentrage des missions de chacun des acteurs de la justice sur leurs missions. La délinquance prend de nouvelles formes. La sécurité des Français doit être assurée.

Il répond à une réelle attente des acteurs de la procédure, qui dénoncent tous aujourd’hui un excès de formalisme faisant parfois perdre leur sens aux principales garanties devant être assurées.

Il ne comporte pas de recul pour les droits de la défense. La place de l’avocat et l’intervention des magistrats (procureur et juge des libertés et de la détention notamment) sont totalement préservées. Notamment pour la garde à vue.

Plusieurs dispositions ont pour objet de renforcer l’efficacité des enquêtes (développement des techniques spéciales d’enquête) ce qui est justifié par l’évolution des méthodes utilisées par les délinquants (chiffrement des messages, utilisation de nombreuses lignes téléphoniques, développement des trafics et escroqueries sur internet…). L’État doit protéger les citoyens et les victimes en particulier.

Le projet de loi Justice met en place une justice non humaine où tout sera traité par algorithmes – FAUX

Article 3

Il s’agit d’un fantasme. La justice sera toujours rendue par des magistrats.

Le numérique existe. C’est une réalité. C’est un atout. Mais des garanties doivent être apportées et le juge doit toujours pouvoir intervenir. Nous le garantissons.

De nombreuses initiatives se développent afin de mettre en place des plateformes pour régler les litiges. Cela peut être utile pour un règlement amiable de petits litiges. Par exemple, si vous achetez un article en ligne et qu’il ne fonctionne pas, il peut être plus rapide d’essayer d’obtenir un remboursement via une plateforme de médiation numérique que d’aller devant le tribunal. Le développement de ces plateformes est inévitable.

Ce que fait le projet de loi, c’est mettre en place une labellisation certifiant leur qualité pour les plateformes qui respecteront les règles de neutralité, de protection des données personnelles… C’est important pour les consommateurs et les citoyens.

La justice a besoin de plus de moyens et pas d’une réforme – VRAI ET FAUX

Article premier

La justice a besoin de moyens mais aussi d’une profonde transformation comme l’avait annoncé le Président de la République pendant la campagne présidentielle. Les deux sont indissociables.

Le projet de loi de programmation prévoit une augmentation du budget de la justice de 24 % sur l’ensemble du quinquennat et la création de 6 500 postes. C’est plus d’1,6 milliard d’euros supplémentaire qui sera consacré à la justice sur cinq ans.

Il prévoit également une véritable transformation de la justice Les moyens financiers sont essentiels mais chaque euro dépensé doit être utilisé au mieux. La réforme le permettra.

Le projet de loi Justice prévoit des ordonnances qui définiront le socle de compétences des nouvelles juridictions et modifieront les professions judiciaires et juridiques – FAUX

Article 55

Le projet de loi fixe les principes de la nouvelle organisation judiciaire (fusion administrative des tribunaux d’instance et de grande instance, possibilité de créer des pôles spécialisés à l’initiative des acteurs de terrain).

Les ordonnances ne sont prévues que pour modifier par coordination les autres codes et textes pour tirer les conséquences des dispositions de ce texte. De manière très concrète, quand un code mentionne les tribunaux d’instance, il faut pouvoir le modifier pour y faire figurer le terme de tribunal de grande instance.

Le projet de loi supprime les tribunaux de grande instance – FAUX

Article 53

Le Gouvernement a fait le choix de maintenir tous les tribunaux de grande instance avec pour chacun un président et un procureur. Le projet de loi ne retire aucune compétence à ces tribunaux de grande instance.

Le projet de loi permet aux chefs de cour, après avis des chefs de juridiction, de proposer, dans les départements dans lesquels il existe plusieurs tribunaux de grande instance, de désigner des tribunaux qui jugeront, pour l’ensemble du département, certains contentieux spécialisés comme, par exemple, en matière civile, le contentieux de la responsabilité médicale, de l’environnement, de l’expropriation ou de la copropriété. Les spécialisations seront marginales, l’objectif est de faire que quelques contentieux techniques et peu courants, on puisse avoir des magistrats plus spécialisés pour mieux juger au bénéfice du justiciable.

Ces propositions émaneront des acteurs de terrain pour répondre aux besoins des justiciables. Rien ne sera imposé d’en haut.

Le projet de loi Justice ferme les tribunaux d’instance et crée des déserts judiciaires – FAUX

Article 53

Le projet
administrativement les tribunaux d’instance et les tribunaux de grande instance pour créer des tribunaux judiciaires. C’est un regroupement administratif, une réorganisation interne.

La répartition des contentieux entre le tribunal d’instance et le tribunal de grande instance est complexe pour un justiciable. Le tribunal d’instance est compétent pour certains litiges, comme les baux d’habitation. Dans d’autres domaines, la compétence du tribunal d’instance ou du tribunal de grande instance dépend du montant du litige. Notre système n’est pas lisible.

Cette complexité ne se justifie plus alors que nous souhaitons simplifier et unifier la procédure civile. Actuellement, il y a 5 modes de saisine. Il n’y en aura plus qu’un. Et cette saisine pourra se faire en ligne si le justiciable le souhaite.

Dans une même ville, le justiciable n’aura plus à se demander s’il doit saisir le tribunal d’instance ou le tribunal de grande instance.

Aucune juridiction ne sera fermée.

Il n’y a aucun plan caché, aucune carte. le projet est fondé sur deux principes : proximité et qualité de la justice. Pour Nicole Belloubet, ces deux principes ne sont pas négociables, sans aucune exception.

Dans les villes où il n’existe actuellement qu’un tribunal d’instance, il sera maintenu. Il continuera à juger les mêmes contentieux du quotidien Et il prendra le nom de tribunal de proximité rattaché au tribunal judiciaire. Il n’y aura donc aucun recul de la justice de proximité. Au contraire, d’autres contentieux pourront être jugés dans ces tribunaux à l’initiative des chefs de juridiction, comme par exemple les contentieux après le divorce.

Il n’y a eu aucune concertation avec la profession d’avocat pour le projet de loi Justice – FAUX

Le projet de loi de programmation s’appuie sur les pistes dégagées par les chantiers de la justice lancés en octobre 2017.

Une première phase de consultation a été menée par des référents. Un des référents du chantier de simplification de la procédure pénale est un avocat, ancien président de la conférence des bâtonniers.

Un avocat désigné par le conseil national des barreaux était membre du groupe de travail qui a élaboré les pistes de simplification de la procédure civile. Les barreaux ont été entendus dans tous les chantiers.

Une première phase de concertation sur ces pistes a été menée avec le conseil national des barreaux, la conférence des bâtonniers et le barreau de Paris. A cette occasion, des propositions ont été faites sur l’organisation du réseau des juridictions dont le Gouvernement a tenu compte dans l’avant-projet de loi en ne prévoyant pas de carte imposée de Paris mais en faisant le pari d’une réforme partant des acteurs de terrain.

Une deuxième phase de concertation a été menée sur la base de l’avant-projet de loi avec les représentants des avocats. Nous avons écouté leurs remarques. Les dispositions sur la procédure de saisie immobilière ont été retirées du texte pour pouvoir mener sereinement un travail sur ce sujet. De la même manière, le ministère de la Justice a apporté des améliorations aux dispositions sur la procédure de divorce après de nombreux échanges avec les représentants des avocats.

Enfin, depuis que le texte a été déposé au Parlement, le dialogue s’est poursuivi dans le cadre de groupes de travail entre la Chancellerie et les représentants des avocats.

Depuis l’origine la concertation a donc été constante sur ce projet de loi. Elle se poursuivra sur les textes réglementaires et notamment sur la réforme de la procédure civile. L’examen du texte au Parlement est naturellement l’occasion d’approfondir ce travail d’amélioration du projet de loi, dans le dialogue avec les professions concernées, dans l’intérêt des justiciables et pour le bon fonctionnement de notre justice.

Des convergences ont été possibles. D’autres non. Les députés doivent légiférer dans la sérénité. La pression des avocats est excessive. L’intérêt général doit prévaloir sur les professionnels.

T. Mesnier recommande une ingérence des ARS dans le fonctionnement de la médecine libérale – FAUX : 

Les ARS (Agences régionales de Santé) ont été créées afin de piloter la politique de santé publique et la régulation de l’offre de santé en région. Dans ce but, elles coordonnent les activités, notamment en attribuant le budget de fonctionnement des établissements médicaux-sociaux. Elles ont développé au cours du temps une véritable expertise de leurs territoires et c’est pour cela qu’elles sont des acteurs essentiels d’une meilleure organisation des soins. Les ARS doivent donc jouer un rôle majeur d’animation et d’accompagnement pour susciter des organisations pertinentes entre les professionnels de santé, en travaillant avec les acteurs locaux (URPS, représentants des MSP et des centres de santé…). De nombreux interlocuteurs auditionnés dans le cadre de la mission de Thomas Mesnier ont souligné la nécessité pour les ARS d’améliorer l’animation territoriale et de prendre en charge l’assistance au montage juridique, administratif et financier de ces coopérations. C’est donc bien une mission de pilotage et non pas une ingérence qui est recommandée dans le rapport. L’organisation territoriale de l’accès aux soins ne se fera que sur la base du volontariat des médecins libéraux, accompagnés par l’ARS le cas échéant. 

T. Mesnier veut déléguer certains actes médicaux à des professionnels de santé non médecins – VRAI : 

L’accueil des soins non programmés peut être un point privilégié d’expérimentation de partages de tâches entre professionnels de santé offrant l’opportunité aux médecins de pleinement se concentrer sur leur expertise et ainsi dégager du temps médical. 

La France a déjà initié des démarches pour encourager l’exercice professionnel groupé autour de certaines pathologies, comme avec l’expérimentation Asalée de coopération généralistes/infirmiers. 

Les expérimentations de l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 semblent offrir un cadre tout à fait adapté à ce type de partage de taches visant à développer les modes d’exercice coordonné ou à favorise la présence de professionnels de santé dans les zones caractérisées par une offre de soins insuffisante. 

Ainsi, les infirmiers pourraient réaliser les premiers interrogatoires des patients et réaliser – sous la supervision du médecin et en suivant des protocoles nationaux – un certain nombre d’actes simples (sutures, immobilisations simples, test de dépistage pour les angines, renouvellement d’ordonnances pour les traitements au long cours, …). Un meilleur partage de tâche entre médecins et infirmiers permet non seulement de dégager du temps médical utile, mais également d’améliorer l’état de santé de la population suivie sans dégradation de la sécurité des soins, et ce, particulièrement pour les personnes à mobilité réduite, notamment les personnes âgées en situation de perte d’autonomie. 

S’agissant des 22 000 pharmacies françaises, elles ont un rôle majeur à jouer dans l’amélioration de l’organisation territoriale des soins. L’accès aux premiers soins serait considérablement facilité par un remboursement de la dispensation sans prescription de médicaments par la pharmacie pour certaines pathologies courantes. 

Les kinésithérapeutes, pourraient se voir reconnus un certain nombre de gestes sans prescription, en accès direct, comme le traitement des entorses dans le strict cadre des protocoles nationaux. 

Dans son rapport, T. Mesnier propose de déléguer la médecine d’urgence aux médecins généralistes – FAUX : 

Il est nécessaire de différencier « médecine d’urgence » des « soins non programmés ». Les soins dits « non programmés » désignent les urgences ressenties nécessitant une réponse ou un avis médical dans un délai court mais ne relevant pas nécessairement des services d’urgence hospitaliers. 

Aujourd’hui, 99% des médecins généralistes et 90% des spécialistes déclarent accepter de recevoir un urgence des patients. En moyenne, il gèrent 5,4 demandes de consultations non programmées par jour (et 6,6 pour les généralistes uniquement), soit un tiers de leur activité. Les services d’urgence prennent quant à eux en charge une part important de soins non programmés ne relevant pas de leur mission et contribuant à l’engorgement des services d’urgence. 

Ainsi, les recommandations du rapport Mesnier ne visent pas à déléguer la médecine d’urgence aux médecins généralistes mais à réguler la demande et l’offre de soins afin que les véritables urgences soient traitées par les services appropriés et que les soins non programmés soient mieux dirigés vers les médecins généralistes. C’est une des responsabilités essentielles de la médecine générale que de gérer simultanément les problèmes de santé aigus et chroniques de chaque patient. Cependant, il est nécessaire de souligner que le rapport Mesnier ne préconise pas de rendre obligatoire l’implication des médecins généralistes dans le traitement des soins non programmés. La prise en charge de consultations non programmées par les médecins généralistes ne peut se faire que sur la base d’une action volontaire et non contrainte.

Si le gouvernement reprend les recommandations de T. Mesnier, le 15 sera supprimé – FAUX : 

Le rapport Mesnier propose au contraire que la régulation soit centralisée sur le 15, devenant le « numéro unique de santé », à charge pour les régulateurs avec l’aide d’outils et de systèmes d’information améliorés, d’orienter les patients de façon optimale. Cette régulation doit être étendue la journée, 24 heures sur 24, là où elle ne l’est pas encore. Les centres 15 sont les acteurs historiques de la télémédecine en France et assurent aujourd’hui l’essentiel de la régulation médicale. 

La régulation ainsi généralisée doit devenir, avec et comme le médecin traitant, un élément structurant et obligatoire du parcours de soins ; elle doit permettre d’apporter de façon constante, dans tous les territoires, une première réponse pertinente à la demande de soins. 

Plutôt que d’investir dans l’enseignement supérieur, le gouvernement augmente les frais d’inscription pour taxer les étudiants – FAUX :

Le gouvernement investit 1 milliard d’euros uniquement dédiés à créer des places, à financer des postes d’enseignants et à créer un meilleur accompagnement entre le lycée et le supérieur. Cet investissement, aucun gouvernement ne l’a fait depuis dix ans. Les frais d’inscription à l’université n’augmentent pas à la rentrée prochaine.

Le gouvernement préfère sélectionner les étudiants plutôt que de créer de nouvelles places – FAUX :

Le gouvernement crée 22 000 places créées dans les seules filières en tension. En 2017, 130 000 places sont restées vacantes dans l’enseignement supérieur. Celles-ci seront redéployées là où la demande est la plus forte.

Cette réforme n’est pas une sélection. Elle met fin au tirage au sort et garantit l’adaptation des cursus aux étudiants.

La suppression du RSI bénéficie aux travailleurs indépendants – VRAI :

Le Régime social des indépendants (RSI) est adossé au régime général au 1er janvier 2018. L’ensemble des indépendants seront rattachés au régime général au plus tard le 31 décembre 2019. Ce régime était fortement critiqué pour la pauvre qualité des services, notamment ses difficultés d’affiliation, les retards récurrents dans le versement des pensions de vieillesse et les erreurs dans les appels de cotisations (Rapport de septembre 2012 de la Cour des comptes). Les indépendants vont donc pouvoir bénéficier du même mode de gestion que le régime général, plus performant. 

Cette affiliation des travailleurs non-salariés au régime général n’entraîne pas un alignement des cotisations sociales de ceux-ci sur celles versées par les salariés. Les montants des pensions de base de complémentaires des retraités restent inchangées. 

Avec la Loi Confiance, toute personne avec un casier judiciaire peut être candidat à une élection – FAUX :

Avec la Loi Confiance, le champ des infractions susceptibles de faire l’objet d’une peine complémentaire automatique d’inéligibilité a été étendu : les délits de violences, les délits d’escroquerie, les délits terroristes et les délits d’abus de bien sociaux ont été ajoutés.  

Par ailleurs, cette peine d’inéligibilité sera obligatoirement mentionnée au Bulletin n°2 du casier judiciaire pendant toute la durée de la peine résultant de l’infraction initiale. L’autorité compétente pour recevoir les dépôts des candidatures à des élections aura accès au casier afin de vérifier si la peine a été prononcée. 

Désormais, toute personne condamnée pour une des infractions listées recevra automatiquement une peine d’inéligibilité inscrite au B2 et ne pourra se présenter.  

Si je me fais vacciner, je vais tomber malade – FAUX :

Comme pour tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets indésirables (ou effets secondaires). Les effets indésirables les plus fréquents sont une fièvre légère et une douleur ou une rougeur au point d’injection. Ces réactions sont très fréquentes et normales, et ne durent pas plus de deux jours après la vaccination. Si vous tenez à déclarer vos effets indésirables, il est possible de le faire en ligne, sur le site du ministère de la santé.  

Mais surtout, les vaccins vous permettent de ne pas contracter de maladies graves. Ces effets indésirables sont un moindre mal considérant le risque de propagation de maladies graves fortement infectieuse en cas de non vaccination de la population, comme la rougeole, les oreillons, la rubéole. Ces maladies peuvent entraîner de sérieuses complications à la fois chez les enfants et chez les adultes comme la pneumonie ou l’encéphalite. Alors qu’on espérait pouvoir éliminer la rougeole en France au début des années 2000, le recul de la vaccination a entraîné une résurgence importante de la maladie entre 2008 et 2014 avec plus de 23 300 cas de rougeole déclarés.  

Chaque année, 2 à 3 millions de vies sont sauvées grâce à l’action des vaccins (selon l’Organisation mondiale de la santé). Se vacciner c’est se protéger mais aussi protéger les autres, en particulier les femmes enceintes et les enfants en bas âge, plus sensibles aux maladies infectieuses.  C’est pour cela que nous avons étendu l’obligation vaccinale, à compter du 1er janvier 2018, à 11 vaccins – ce qui consiste en un ajout de 8 vaccins actuellement recommandés.

L’Etat d’urgence est entré dans le droit commun avec la loi SILT – FAUX :

La loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (ou loi SILT) ne transpose pas les mesures de l’Etat d’urgence dans le droit commun. 

L’Etat d’urgence est conçu pour faire face ponctuellement à des circonstances exceptionnelles, qui ne relèvent pas uniquement de la lutte contre le terrorisme, en lui permettant notamment de limiter l’exercice de certaines libertés publiques. La loi SILT adapte le droit français pour donner à l’Etat les moyens de lutter efficacement contre le terrorisme dans le cadre du droit commun et ainsi sortir de l’état d’urgence le 1er novembre 2017. La loi SILT s’inspire en effet de certaines dispositions prévues par l’état d’urgence concernant les moyens de garantir la sécurité des français. Cependant, dans un souci de préserver l’équilibre entre la protection des libertés des citoyens et le renforcement de la sécurité, la loi SILT est plus restrictive dans les pouvoirs qu’elle accorde à l’Etat ; et contrairement à l’état d’urgence, elle ne concerne que les mesures de lutte contre le terrorisme. 

Exemple : Sous l’état d’urgence, les mesures d’assignation à résidence d’un individu étaient contraignantes avec la possibilité d’un pointage trois fois par jour et l’obligation de demeurer la nuit à son domicile. Elles pouvaient être prises pour un motif large de trouble à l’ordre public. La nouvelle mesure de surveillance de la loi SILT est restreinte au lien avéré de cet individu à une entreprise terroriste ou s’il soutient des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme. Son périmètre ne peut être inférieur à la commune, pour être compatible avec sa vie professionnelle et familiale. Cette mesure peut être assortie de l’obligation de se présenter une fois par jour aux services de police ou aux unités de gendarmerie. La personne peut être dispensée de cette obligation si elle accepte d’être placée sous surveillance électronique. La durée d’application est limitée à un an.  

Les APL font gonfler les loyers – VRAI :

Les APL ont un effet inflationniste sur les loyers. Alors que le nombre d’allocataires a légèrement baissé sur les 20 dernières années, le montant de l’enveloppe dédiée aux APL a triplé.
Pensées, pour aider les locataires les plus démunis, les APL se sont transformées en aide au financement du logement social dans son ensemble. La somme a nourri les bailleurs par une inflation des loyers. Ce constat s’est observé dans le parc privé de logements – où il est estimé que 76% de la somme est ainsi réorientée – mais aussi dans le parc de logements sociaux, alors que les loyers y sont plafonnés. Certains bailleurs restent bien en-dessous du plafond, quand d’autres sont au maximum de ce qu’ils peuvent exiger de leurs locataires : c’est là que l’on peut constater l’effet inflationniste des APL.

La baisse des APL n’aggrave pas les situation des plus pauvres. La baisse des loyers, en même temps que celle des APL, fait que la situation des bénéficiares ne sera pas impactée. L’effet ne se fera pas ressentir parce que les locataires du parc social ne touchent pas directement les APL. Ces dernières sont versées directement aux bailleurs.

Si je prends la PrEP, je ne peux pas avoir d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST) – FAUX :

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est une nouvelle stratégie de prévention du VIH. Elle est destinée aux personnes qui estiment avoir un risque élevé d’acquisition du VIH du fait de la nature de leurs rapports sexuels et qui souhaitent renforcer leur protection contre celui-ci. Après avoir consulté plusieurs instances, le Ministère de la Santé a autorisé l’utilisation du Truvada en PrEP par un arrêté publié au journal officiel le 31 décembre 2015. C’est le seul et unique médicament qui a une efficacité démontrée pour un usage en PrEP.  

Il ne faut pas confondre la PrEP avec le traitement d’urgence dit “traitement post-exposition” (TPE) qui dure un mois et qui doit être pris au plus tard dans le 48h après le risque.  

La PrEP réduit le risque d’infection par le VIH mais ne l’élimine pas, et à la différence du préservatif, ne prévient pas les autres IST (gonorrhée, condylomes, chlamydia, hépatites A/C, syphilis, etc). C’est donc un outil complémentaire de prévention. Le préservatif reste l’outil le plus efficace pour prévenir à la fois l’infection par le VIH et les autres IST. Il prévient aussi les grossesses non désirées. Il reste donc recommandé chez ceux qui utilisent la PrEP. 

Démarrer une PrEP implique une consultation par un médecin expérimenté qui permet d’évaluer le niveau de risque de contracter le VIH et les éventuelles contre-indications à la prescriptions du médicament. Il est aussi nécessaire d’exercer un suivi après le début du traitement.  

La PrEP est actuellement recommandée chez tous les adultes exposés à un haut risque de contracter le VIH, et ce particulièrement pour les personnes :  

  • ayant présenté plusieurs épisodes d’IST dans l’année 
  • Et/ou ayant eu des relations anales non protégées avec au moins deux partenaires, 
  • Et/ou consommant des substances psychoactives dans un cadre sexuel, 
  • Et/ou ayant eu recours à un traitement d’urgence contre le VIH dans l’année. 

Les moyens alloués par l’Etat aux régions sont en baisse dans le PLF 2018 – FAUX : 

Avec le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2018, par rapport à 2017, les régions bénéficieront de la dynamique de la recette de TVA qui leur est attribuée soit environ 100 M€. En outre, les 250 M€ restant à verser aux régions au titre du fonds exceptionnel mis en place en 2017 seront bien versés en 2018. Au total, ce sont 300 M€ de moyens supplémentaires dont disposeront les régions par rapport à la base des concours de l’Etat. 

Ce qui est vrai, c’est que les régions demandaient à bénéficier de manière permanente de 450 M€ de ressources fiscales supplémentaires. C’est une promesse que les précédents Gouvernements avaient faite en sachant qu’elle ne les engageait pas puisqu’elle était renvoyée à 2018. Le Gouvernement ne peut pas honorer les promesses irréalistes de ses prédécesseurs : la situation budgétaire du pays ne le permet pas.